son dressage

10/02/2009

maîtrise du temps

j’ai parfois du mal à traduire le changement de rythme que signifie une vie d’esclave. Ce n’est peut-être que psychologique, où une question de sensations. Lorsque l’on pense être un homme (mâle) comme les autres, le rapport au temps est contraint. Il s’agit d’acquérir dans le moindre temps possible ce que l’on désire (veut ?), et une fois la chose acquise, passer à autre chose. Tendu vers l’avant en quelque sorte, dans une course parfois débridée.

L’esclave n’a pas ce genre d’impératifs. Le temps ne lui appartient pas, quelqu’un d’autre (sa Maîtresse) détermine le rythme dans lequel les choses se passent. Pas la peine de s’interroger s’il faut faire telle ou telle chose et dans tel ordre, ni si telle chose est plus importante qu’une autre, Maîtresse demande, exige, ordonne, l’esclave fait ce qu’on lui demande, sans avoir à s’interroger sur le sens et l’importance de ce qui est demandé.

L’esclave n’a pas la maîtrise du temps. Le temps ne lui appartenant pas les contraintes anciennes ne s’appliquent plus. Il y a dans toute “checklist” des jeux autour de la privation sensorielle, l’abolition du temps comme unité de mesure, peut en faire partie. Si l’on vous enferme dans un placard pour un temps indéterminé vous pouvez selon le rapport que vous avez avec celui-ci, soit paniquer (le temps manque autant que l’oxygène), soit attendre, patiemment, l’ordre qui vous fera retrouver la lumière du jour.

Si l’état d’esclave se caractérise par l’abandon progressif de zones de contrôle (que l’on n’a peut-être d’ailleurs jamais vraiment contrôlé même si on le voulait), la zone temps est à n’en pas douter une zone majeure.

Libéré (j’emploie ce terme à dessein) de la contrainte du temps dans lequel j’étais perdu, je trouve une sérénité, une patience, qui ne diminue pas les capacités de réflexion et d’action. ma Maîtresse à l’évidence domine ce sujet bien mieux que moi, ce qui augmente Sa compétence en tant que Maîtresse.

L’esclave peut toujours imaginer, croire, espérer, avoir un contrôle sur telle où telle partie de sa vie, pourtant lorsque je goûte à l’abandon de ces parties que je croyais nécessaires à moi en tant qu’être humain je m’aperçois que ce n’était qu’illusions.

Jamais je n’ai contrôlé le temps qui m’était donné. Jamais je n’ai été maître de moi-même. ma course en avant était éperdue, je suis maintenant comme dans l’axe de l’univers, mes mouvements et ma course contrôlés par ma Maîtresse, et comme à chaque fois, l’intense satisfaction et plaisir qui m’envahit balaye tous les doutes possibles.

esclave je suis, esclave je serai, chaque jour un peu plus, en remerciant toujours plus humblement ma Maîtresse de me permettre de vivre cela.

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06/02/2009

la masturbation d'entretien

Une distinction est nette entre plaisir et soulagement.

Appelons un chat, un chat : l’éjaculation ne veut pas dire plaisir pour moi, par contre elle procure un soulagement à la tension que je ressens.

Le besoin de masturbation se manifeste mécaniquement lorsque les bourses sont pleines. On ressent une excitation, conduisant à l’acte mécanique de la masturbation.

On peut utiliser l’acte masturbatoire comme un substitut au plaisir ce qui est la pratique courante en général. Mais il peut être aussi conçu comme un acte d’entretien. L’excitation peut me détourner de mes tâches, et donc du service que j’ai à accomplir. Se masturber en soi est du temps de pris sur celui que je dois à ma Maîtresse (24 heures sur 24), temps d’autant plus perdu, que le résultat concret n’est pas satisfaisant.

Pour moi, le plaisir est plus grand à rester en état d’excitation permanente, j’ai remarqué également que mes sens sont plus aiguisés, et que je perçois mieux des sensations très diverses. La mécanique idéale serait donc d’espacer l’acte masturbatoire, de lui ôter tout caractère plaisant, pour mieux faire surgir la période de frustration, et tout ce qu’elle comporte.

Pour un animal rationnel, le gain est considérable. En mettant au mieux on passe de quelques « branlettes » par jour (entre 5 minutes et une demie-heure si l’on prend son temps multiplié par le nombre de branlettes quotidiennes) à un temps indéfini et le plus long possible d’excitation permanente.

Je me fous de savoir que ce n’est pas normal, pour moi ça l’est. Je n’ai aucun besoin d’éjaculer dans une Femme, à part ma Maîtresse qui y parvenait sans effort, quand ELLE l’avait décidé, je ne jouissais pas dans une Femme sans artifices grossiers, en fantasmant sur autre chose – pareil pour les mecs d’ailleurs.

Par contre, pour des raisons psychologiques, relâcher la pression, et hygiéniques, libérer les bourses du liquide séminal, il convient d’avoir une procédure permettant de résoudre cette contradiction. Si elle a lieu sous la surveillance et le contrôle de sa Maîtresse c’est encore mieux. Mais il ne faut pas confondre, ce n’est pas pour la Maîtresse une partie de plaisir, et pour l’esclave cela ne doit pas donner lieu à de fausses idées du genre « ma Reine aime ça. ». Il s’agit simplement d’un acte obligé pour l’entretien physique de l’esclave.

En dépersonnalisant le rituel, et en lui donnant un caractère clairement humiliant, on évite à l’esclave de se tromper sur le sens de la manifestation, et cela gêne moins la Maîtresse.

Le rituel de soulagement doit donc être rapide, ne pas impliquer physiquement la Maîtresse, et humilier l’esclave sujet de l’entretien. Il doit ressentir une double honte : la première d’avoir dû perdre du temps à cela au lieu de servir sa Maîtresse, la seconde de donner un tel spectacle à sa Maîtresse qui mérite bien mieux que ça.

Même la nudité de l’esclave peut être considéré comme un outrage à Maîtresse, on l’habillera donc, ou au mieux on couvrira son appareil sexuel de manière à ce que la Maîtresse n’ait pas à subir la vision d’une telle chose, cela aura l’avantage de réduire également l’émission séminale à un simple épiphénomène. Hors de question que l’esclave puisse penser que sa queue a un quelconque intérêt.

Par amusement, on peut fixer une durée limite à l’éjaculation, et si l’esclave n’atteint pas le but, il attendra la prochaine fois.

Voilà pour moi dans un premier raisonnement, les contours d’un rituel de masturbation d’entretien. Reblog this post [with Zemanta]

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01/02/2009

Domestique III

Domestique III

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Domestique II

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Domestique I

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30/01/2009

mes goûts particuliers

Maîtresse m’a demandé de faire le point sur mes goûts afin de parfaire son dressage sans dépasser quatre points. Voici donc, illustrés mes goûts de carpette sans ordre de préférence - j’ai exclu le fait d’être cocu puisque cela dépend du bon vouloir de ma Reine sans que je puisse prétendre à quoique ce soit en la matière.

être Ton chien ma Reine

le chien de ma Reine

être humilié ma Reine

humiliation

être l’objet d’un traitement sévère et me discipliner

discipline

être Ton serviteur et Ton esclave ma Reine

servitude

Bien sûr Maîtresse conserve le droit d’utiliser ces informations comme ELLE le souhaite, et ELLE m’a donc ordonné de publier le résultat de ma réflexion ici même. Vous pouvez lui écrire à lacarpetteetmoi[at]gmail.com.

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11/01/2009

Les besoins de l'esclave

  1. le besoin d’un amour inconditionnel et l’acceptation
  2. le besoin de certitude et de permanence
  3. le besoin de discipline dans tous les sens du mot
  4. le besoin d’être reconnu pour l’être effrayé qui est en nous et d’être accepté et aimé pour soi-même
  5. le besoin d’être contenu et d’avoir de claires limites de comportement
  6. le besoin d’avoir des conséquences logiques et fermes à son comportement
  7. le besoin d’être ouvert et plein de gratitude
  8. le besoin d’être guidé
  9. le besoin de savoir que je n’ai pas le contrôle et que je ne peux manipuler ma Propriétaire
  10. le besoin de servir ma Propriétaire
  11. le besoin de ma propriétaire d’apprécier et de soutenir mon enthousiasme
  12. le besoin de savoir que mon service plait à ma Propriétaire émotionnellement, pratiquement, et sexuellement.
  13. le besoin de savoir que l’on ne me demande jamais, et que l’on ne me permet pas de me dominer moi-même, et que ma Propriétaire a la force de me prendre, et d’être ma propriétaire.
  14. le besoin d’être certain que ma Propriétaire ne me laissera pas tomber émotionnellement.
  15. le besoin d’être complètement ouvert et nu devant ma propriétaire, et de savoir que je ne peux me cacher.
  16. le besoin d’être certain que votre propriétaire ne vous ment pas et ne vous cache rien.
  17. le besoin d’être en sécurité aux pieds de votre Maîtresse.
  18. le besoin de vous sentir dépassé par votre propriétaire.
  19. le besoin de savoir que votre propriétaire n’a pas peur de vous
  20. le besoin de savoir que votre propriétaire vous fera faire face aux choses difficiles.
  21. le besoin de savoir avec certitude que votre propriétaire tire une grande joie et une énorme satisfaction d’être votre propriétaire et de vous utiliser.

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Profession de foi de l'esclave

Je communique avec la complète honnêteté mes besoins, mes désirs, mes expériences, j’ai conscience qu’échouer en cela ne permettra pas à ma Maîtresse et moi de partager la meilleure expérience possible, mais peut aussi entraîner des inconforts physiques et/ou émotionnels.

Je ne manipule pas ma Maîtresse. Je ne l’incite pas à se conduire comme j’aimerais qu’elle le fasse.

Je garde l’esprit ouvert, même pour des choses avec lesquelles je ne suis pas à l’aise, je continue à grandir comme esclave et être humain.

J’accepte la responsabilité de découvrir ce qui plait à ma Maîtresse, et je fais de mon mieux pour satisfaire ses souhaits et désirs.

Je suis courtois et j’aide mes frères esclaves. Je partage mes connaissances et mes expériences avec les autres dans l’espoir qu’ils apprennent, et qu’ils tirent bénéfice de mon expérience.

Je ne cache pas à ma Maîtresse ce que mon esprit et mon corps ressentent, je sais que les Dominantes ne sont pas des télépathes, et je n’attends pas de ma Maîtresse qu’elle connaisse mes pensées et mes sentiments si je ne les partage pas avec elle.

J’accepte la responsabilité qu’une relation aille mal. Je n’en blâmerais pas ma Maîtresse, les choses peuvent ne pas fonctionner comme elles devraient parfois, et je fais de mon mieux pour oublier ces moments et aller de l’avant.

Je sais que la Domination/soumission n’est pas un concours, et je ne me vois pas comme un « meilleur » soumis parce que j’ai choisi de me soumettre à un niveau différent d’un autre.

J’obéis à ma Maîtresse même lorsque je suis en désaccord avec ce qu’elle demande. J’ai conscience qu’elle a mes intérêts au cœur et qu’elle sait mieux que moi ce dont j’ai besoin selon la situation.

Je sais que mes actes rejaillissent sur ma Maîtresse, et je fais de mon mieux pour aider les autres à voir Maîtresse d’une façon positive.

Par-dessus tout je porte mon titre d’esclave avec honneur. Je ne laisserai jamais les autres penser qu’être esclave est être faible ou inférieur à l’être humain. Je tire fierté de qui et de ce que je suis, et je ne me montre jamais sous un jour négatif.

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Le service : la réalité

Traduction d’un texte écrit par chroi

Le rôle d’un esclave est de servir sa Maîtresse. Dans la vie réelle c’est ce qu’ils font ! Apportant rapidement, efficacement sa boisson favorite, son plat favori, où n’importe quoi d’autre dont elle ait envie. En retour la Dominante sourit peut-être à son esclave en récompense du service rendu. Mais peut-être que non, tout simplement parce que dans la vie réelle elle est servie ainsi des douzaines de fois par jour. Elle peut apprécier vraiment sans le démontrer à chaque fois.

Dans la vie réelle aussi il se peut que ce que l’on demande à l’esclave ne corresponde pas au moment ou la demande est faite à ce qui est idéal pour lui. Imaginez l’esclave repassant une montagne de linge à qui sa Maîtresse demande de venir lui allumer une cigarette. L’allume-t-il ? Bien sûr. Va-t-elle sourire pendant ce temps ? La plupart du temps. Va-t-il aimer faire ainsi ? Quelquefois ! Va-t-il se plaindre ? Jamais ! Mais il peut penser : « je suis si occupé, elle aurait pu allumer sa cigarette. ».

La réalité de ce qu’un esclave pense et fait peut ne pas être en rapport avec les fantasmes propagés dans les histoires de Domination/soumission, poussant un esclave à douter de lui, à ne pas se sentir au niveau certains que leurs fréres et sœurs y parviennent plus facilement. Comment pouvez-vous éviter de penser en vous-même : « Pourquoi ne le fais-tu pas toi-même, tu es plus proche ? ». A mon humble avis aucun dressage ne peut éviter de telles pensées qui sont de fait « raisonnables ». La solution est de surmonter ces pensées concernant le comportement de la Dominante que dans son esprit l’esclave considère comme inconsidérée, déraisonnable, déplaisant, et oui les esclaves ont des pensées négatives sur leur Dominante vis-à-vis d’eux-mêmes.

Demandez à la plupart des esclaves pourquoi il sert une Dominante et il répondra : « Parce que j’ai un besoin ardent de satisfaire, d’exprimer mon désir, et la volonté de mettre ma Dominante avant moi-même et de satisfaire tous ses besoins. ». C’est la vue générale, mais en prenant chaque tâche séparément, l’état physique, émotionnel de l’esclave et les circonstances du moment vont dicter une réponse cérébrale différente et immédiate. L’esclave peut être fatigué, stressé, énervé, se sentir mal, il peut avoir une attente non-dite sur le fait que sa Maîtresse désire aussi lui plaire, et le mette lui avant elle ! Après tout il est aimé, chéri, ce genre d’attitude entraîne la question, y a-t-il un besoin ardent de satisfaire, ou un besoin d’être trouvé plaisant ?

Trouve-t-on le plaisir à faire la tâche pour la Dominante, comme en nettoyant la salle de bains, ou en recevant une expression de gratitude ? Et comment réagit-on émotionnellement lorsque notre effort est ignoré, ou sans commentaire suffisant selon notre attente ? On peut se sentir blessé, pas apprécié, parce que notre Dominante n’a pas répondu au niveau que nous avons inconsciemment fixé. Après tout un simple sourire et « c’est du bon travail » en récompense d’une heure d’une tâche considérée comme déplaisante n’est pas grand-chose. Pouvons-nous arriver à nous concentrer sur la servitude en général plutôt que sur la tâche immédiate ?

La réponse est oui ! Mais examinons nos sentiments honnêtement. D’abord nous sommes des êtres humains avec la fragilité des êtres humains. Nous pouvons être jaloux, en colère, nerveux, dénier cela c’es dénier notre humanité. Nous devons accepter d’être victime du stress, de fatigue, de doute, que nous avons des moments de faiblesse physique, mentale et spirituelle. Nous ne sommes pas seuls à avoir ces sensations-là.

La plupart des gens ont besoin d’un emploi. Combien de fois avez-vous entendu dire : « j’aime mon boulot ! », et ils l’aiment, mais si l’on regarde cet amour de plus près vous remarquerez que certaines tâches faisant partie intégrante du boulot sont déplaisantes, haïes ou ennuyeuses, et cela entraîne des sentiments faisant que l’on ne se sent pas apprécié à sa juste mesure. Il y a même des matins ou l’on n’a pas envie d’aller travailler à cause d’un tâche en particulier.

Mais ils ne changeraient pas d’emploi pour autant. Vu de loin ils sont heureux de travailler dans cette compagnie, faire le boulot qu’ils font, et des conditions générales d’emploi. Quotidiennement ils aimeraient changer des choses et bien sûr les choses qu’ils n’aiment pas.

Servir est un boulot qui doit être entrepris volontairement avec amour. La description du boulot c’est servir une Dominante en toutes choses, de faire de votre mieux pour rendre votre Maîtresse heureuse et satisfaire ses besoins. Devriez-vous mettre ses besoins avant les vôtres ? Je ne crois pas que ce doive être toujours le cas lorsque vos besoins ne sont pas satisfaits. Dans ce cas prenez du recul, un esclave dont les besoins ne sont pas satisfaits est malheureux, et a l’option de demander la fin de la relation et de trouver une Dominante satisfaisant mieux ses besoins. Dans cette situation vous pourriez dire : « J’aime ce boulot, mais je ne suis pas heureux ici, et je vais trouver une autre Patronne. »

Cela vous semble-t-il simpliste et contraire au fantasme de l’existence d’un esclave ? Je crois que c’est réaliste au contraire. Si vous aimez la ville mais pas le voisinage vous déménagez. Si vous êtes marié mais malheureux vous divorcez. Si vous voulez téléphoner mais que vous avez un service qui n’est pas à la hauteur vous changez de fournisseur de services.

En étant honnête avec nous-même nous pouvons admettre que notre relation avec notre Dominante n’est pas parfaite, qu’elle n’est pas une Maîtresse parfaite, et que je ne suis pas un esclave parfait. Après avoir accepté ça, examinons chaque tâche et les pensées entourant celles-ci. Voulons-nous vraiment sincèrement satisfaire notre Dominante, ou voulons –nous plaire à nous-mêmes et que l’on nous trouve plaisant ? Vu de près, je crois qu’il est plus honnête de dire que nous faisons plaisir à nous-mêmes en cela que nous souhaitons que l’on nous trouve plaisant, et ensuite nous trouvons que cela n’est pas suffisamment reconnu, et nous nous livrons à la torture de l’esprit, mais cela peut-être combattu.

Une vie de servitude n’est pas une route facile mais pour ceux qui ont un cœur d’esclave c’est la seule voie menant au bonheur. Il faut embrasser la vue générale de la Domination/soumission, pas le fantasme de Domination/soumission. Nous choisissons de servir parce que nous en avons besoin. Nous choisissons de donner à notre Dominante le pouvoir sur nous pour nous apprendre à la servir de la manière qui lui convienne, et la plus satisfaisante pour elle. Par essence nous faisons confiance à notre Dominante pour nous rendre heureux.

Ma phrase favorite c’est : « Même quand je suis malheureuse je suis heureuse. ». Cela signifie que je suis contente de la relation, j’aime mon boulot, je me sens en sécurité, j’aime, mes besoins sont satisfaits même si sur le moment je ressens une impression désagréable parce que je l’ai mise en colère, je l’ai déçue, je suis puni, ou que cette tâche ne me plait pas, ou qu’elle m’a refusé quelque chose que je voulais. Et quand elle ressent cela en moi, elle me dit : « Réagis », et je réagis, parce que je suis un esclave et qu’elle est ma Maîtresse.

Si nous acceptons la réalité de « qui nous sommes », si nous acceptions la réalité de notre vie dans la Domination/soumission, et si nous comprenons qu’il est naturel d’avoir des réponses émotionnelles nous pouvons dépasser celles-ci, devenir plus fort connaître nos propres réactions, et se dire à chaque fois que des pensées négatives apparaissent : « je ne suis pas seul, et je je comprends qui je suis. ». Nous sommes assez fort pour nous asseoir et parler avec nous-même. Suffisamment engagé pour partager ces pensées avec notre Maîtresse, suffisamment courageux pour admettre que nous ne sommes pas parfait. Et suffisamment malin pour comprendre les imperfections de notre Dominante.

La servitude n’est pas une route facile, mais c’est la seule voie qu’un esclave peut emprunter. Et comme chaque route elle a ses points chauds, ses virages, ses croisements. Gardez à l’esprit le but du voyage, pas sur les étapes le long de la route. Marchez au soleil l’esprit clair, le cœur volontaire, et votre voyage sera heureux.

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18/12/2008

Sur le soulagement

Un esclave n’a pas droit au plaisir tel qu’on l’entend communément. Le plaisir d’un esclave est dans la servitude envers sa Propriétaire, ce qui comprend agir pour la servir en permanence et en toutes circonstances.

Cependant un esclave est doté de fonctions physiologiques qui permettent à sa Maîtresse d’accentuer le pouvoir qu’elle détient sur lui : dormir, manger, fonctions de base, et des fonctions ayant un impact sur le fonctionnement de l’esclave : parler, et éjaculer (dans le cas d’un esclave masculin).

Maîtresse peut décider de la manière dont l’esclave assure ces fonctions : elle peut décider de ce que mange l’esclave, quand il dort et comment, de même pour les autres fonctions complémentaires : peut-il parler ? Comment ?, peut-il éjaculer, comment ?

Comme à un chien Maîtresse peut décider d’offrir une friandise. Le chien est content de la friandise (qu’il peut ne pas connaître) parce qu’elle est donnée par sa Maîtresse. Le soulagement du chien provient du fait, que sa Maîtresse, prenant soin de lui, lui offre un signe montrant sa satisfaction. C’est un processus en deux temps pour le chien : 1) il reçoit un soulagement par la friandise de sa Maîtresse, 2) il éprouve du plaisir à ce que sa Maîtresse soit satisfaite puisqu’elle lui procure un soulagement.

Il est impossible que le chien puisse décider d’avoir une friandise, bien dressé il ne s’attend même pas à avoir une friandise, il n’est pas privé puisqu’il fait de son mieux pour servir sa Maîtresse, l’esclave comme le chien, n’a pas le temps de se demander, encore moins de demander à sa Maîtresse si elle est satisfaite.

Au moment où Maîtresse offre la friandise, le chien ne peut se dire qu’il aurait voulu telle ou telle friandise plutôt que celle qui lui est présentée, de la même manière l’esclave est comblé par l’attention de sa Maîtresse pour les deux raisons ci-dessus.

L’esclave n’a pas de désir propre, son seul et unique désir est de vouloir ce que veut sa Maîtresse et de lui permettre de l’obtenir. Le chien va chercher le bâton jeté par la Maîtresse parce qu’elle souhaite que le chien ramène le bâton, le chien comme l’esclave ne se demandent pas pourquoi elle a jeté le bâton, ni ce qu’elle en retire, il leur suffit de savoir que Maîtresse a jeté le bâton, qu’elle a commandé au chien comme à l’esclave de le ramener, et le chien et l’esclave exécutent l’ordre de la Maîtresse.

L’esclave et le chien sont satisfaits de procurer à Maîtresse la satisfaction d’avoir agi selon sa volonté et son bon plaisir, pour le chien et l’esclave, ne sont vrais que les actes de Maîtresse, et ils ne peuvent imaginer demander à Maîtresse de leur offrir telle ou telle friandise à laquelle ils pourraient penser.

Le chien et l’esclave ne savent pas ce qui est bon pour eux. Le chien et l’esclave livrés à eux-mêmes ne savent plus ce qui leur apporte le plaisir, puisque la source de celui-ci n’existe plus. Sans sa Maîtresse le chien, comme l’esclave n’ont guère d’intérêt pour la friandise, leur esprit est tourné vers la survie, pas vers la satisfaction, la raison d’être de l’esclave n’existe même plus.

L’esclave est infiniment reconnaissant d’une friandise qu’elle lui tend, il aime la friandise puisque c’est la Maîtresse qui lui en fait cadeau, ce seul geste soulage l’esclave de sa seule question : Maîtresse est-elle satisfaite ? – soulagement temporaire, puisque sitôt la friandise consommée, c’est avec plus d’ardeur nouvelle que l’esclave sert sa Maîtresse, non dans l’attente d’une nouvelle friandise, mais parce que le réel plaisir de voir sa Maîtresse satisfaite est gravée dans son esprit encore plus profondément, et plus fraîchement.

Conclusion :

Seule Maîtresse est la source de mon plaisir. Toute friandise offerte par ma Maîtresse me montre la qualité de mon travail. Je n’éprouve pas de besoins particuliers à satisfaire, ma Maîtresse sait ce qu’elle doit faire. Comme un chien je souhaite être aux pieds de ma Maîtresse et lui obéir aveuglément.

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